L’ère du livre et de la presse papier est-elle révolue

Ingi Amr Mardi 30 Mars 2021-12:40:43 Presse
Farouk Gouéda
Farouk Gouéda

Dans un article publié dans le quotidien Al-Ahram, le grand écrivain Farouk Gouéda s’interroge sur l’avenir de la presse papier. De nombreux pessimistes affirment, selon lui, qu’il n’y a point d’avenir pour la presse papier et que le monde témoigne d’une révolution dans les médias qui changera tous les moyens de communication. Le plus dangereux parmi ces changements sera la disparition des médias traditionnels. La première à disparaître sera la presse papier et par la suite les livres disparaîtront aussi. A mon avis, indique Gouéda, la technologie dans le domaine des médias aura ses répercussions sur la presse papier. En fait, ces répercussions ont déjà commencé. L’influence énorme et terrifiante des réseaux sociaux constitue une véritable menace pour les médias traditionnels. Les réseaux sont plus rapides à diffuser les nouvelles et incidents en son et en image (…) Personne n’attendra un journal qui paraîtra le lendemain pour suivre les nouvelles qui se déroulent à l’instant. L’étrange est que ces réseaux ne transmettent pas uniquement les événements, mais les créent aussi. Les gouvernements appréhendent actuellement l’influence des réseaux sociaux. L’opinion publique peut être mobilisée à travers ces réseaux. Il s’agit de phénomènes nouveaux au détriment de la presse papier. C’est pourquoi certains se demandent : qu’aura pour rôle la presse papier ou le livre? Il est certain que le livre restera indétrônable. C’est le document auquel l’homme s’attache. Il pourra prendre de nouvelles formes grâce à la technologie, mais il restera important et influent. Quant au journal, il doit changer en figure et en contenu (...) L’humanité est confrontée à un avenir mystérieux où l’homme croyait avoir tout contrôlé puis s’est trouvé face à de nouveaux défis universels dont il est incapable de déceler les causes. Le Coronavirus, cet être minime, a changé les choses (…). Le monde a changé, l’arme n’est plus la puissance. Les médias sont plus puissants. Les peuples ne sont pas mesurés par leur patrimoine mais par la science et le progrès. Le monde doit s’attendre, tous les jours, à de nouvelles surprises (…) Le prochain conflit sera à travers les médias et les réseaux sociaux (…). 

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